Hals über Kopf

Wendungen mit Körperteilen in der französischen Sprache

Im Deutschen wie im Französischen häufen sich feststehende Wendungen, in denen ein Körperteil vorkommt. Nachfolgend habe ich mir einen Text ausgedacht, der einige dieser Wendungen aufgreift. Die Story ist nicht ernst zu nehmen, aber hoffentlich für alle, die sich mit Französisch als Fremdsprache befassen, ein kleiner Anstoß, ihr Vokabelheft – ob in Papierform oder virtuell – zu ergänzen. Viel Spaß dabei.

Si vous voulez bien me prêter l’oreille, je vais vous raconter une histoire … L’autre jour, Bertrand vint me prendre pour faire une promenade avec son chien. Nestor obéit à Bertrand au doigt et à l’œil, mais lorsqu’il fait une bêtise et qu’il se fait gronder, il décampe l’oreille basse. Bertrand est un ami de longue date, je l’aime beaucoup, il a un cœur d’or et le cœur au ventre. C’est un type qui a bon pied bon œil, n’agit jamais sur un coup de tête et qui, quoi qu’il arrive, retombe toujours sur ses pieds. Entrepreneur, il a les dents longues et travaille d’arrache-pied pour réussir. Ce n’est donc pas du tout le genre de type à avoir un poil dans la main, si vous me passez l’expression, ni à se donner des coups de pieds dans les chevilles. D’ailleurs, quand on a besoin de lui, il est toujours prêt à donner un coup de main. Dans sa filière, il a le bras long et connaît tout le monde. D’ailleurs, il a bonne réputation aussi auprès de ses partenaires d’affaires et surtout des fournisseurs qu’il paie rubis sur l’ongle. D’aucuns se moquent de lui parce qu’il a tendance à couper les cheveux en quatre. Détail intéressant : il a la main verte et un jardin fantastique.

L’autre jour donc, Bertrand arrive en bras de chemise et la langue bien déliée. Au bout d’un moment, il commence à me casser la tête avec ses multiples problèmes. En effet, il en a par-dessus la tête parce que les contraintes actuelles lui coûtent les yeux de la tête. En lisant la longue liste d’obligations à respecter, il en est resté bouchée bée. Depuis, il ne dort plus que d’un œil. Résultat – vous excuserez l’expression : il n’a plus les yeux en face des trous.

Après m’avoir fait part de tous ces tracas, il s’est mis à me casser les pieds avec des allusions que je ne comprenais pas. Il a fallu que je lui tire les vers du nez. Alors, il m’a confié avoir voulu rendre visite à Pauline la veille, sans la prévenir, mais qu’il s’était cassé le nez à la porte. Pourtant, il lui sembla entendre quelque chose dans la maison. Il tendit l’oreille et voulut en avoir le cœur net. Il pénétra dans le jardin et, caché derrière un arbuste, jeta un œil par la fenêtre du salon. Ce qu’il vit le fit rougir jusqu’aux oreilles, il en eut les jambes molles. Après trois secondes, il prit ses jambes à son cou, sauta dans sa voiture, démarra en trombe et fonça pied au plancher jusque chez lui, échappant d’un cheveu à un accrochage avec une moto.

Suspendue à ses lèvres, je lui ai évidemment demandé ce qu’il avait vu, mais rien à faire – motus bouche cousue, il ne voulut rien dire. J’ai même insinué discrètement qu’il avait vu Pauline dans une partie de jambes en l’air. Mais non, ce n’est pas cela, a-t-il soutenu. Ensuite, il m’a rabâché les oreilles en jouant les gros bras, me faisant savoir que cette dame ne lui tenait aucunement à cœur – ridicule, je sais qu’il est amoureux d’elle depuis longtemps, cela saute aux yeux, j’en mettrai ma main au feu. Cela fait des mois qu’il lui fait les yeux doux et il n’est pas du genre à avoir un cœur d’artichaut. Il m’avoua qu’il l’avait appelée vers minuit, un coup de fil au cours duquel il n’a pas su tenir sa langue ni garder la tête froide. Il fit toute une série de reproches à Pauline qui ne comprit rien du tout à ces balivernes. Maintenant, il s’en mord les doigts et regrette d’avoir perdu la tête, me dit-il la gorge nouée. Quelle histoire ! Réitérant ma question quant à ce qu’il avait vu, je lui dis que je ne souhaitais certes pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce, mais qu’il risquait de perdre Pauline. Il leva les bras au ciel, mais ne desserra pas les dents. Je compris que j’étais peut-être allée trop loin et qu’il me ferait probablement la tête pendant quelques jours ou semaines.

Au bout d’un long silence, Bertrand faisant toujours une figure d’enterrement et marchant à côté de moi comme un chevalier à la triste figure, je voulus changer de sujet et lui racontai que j’étais allée dîner au restaurant « Chez Fabi ». En effet, j’avais pris l’habitude au cours des semaines passées à manger sur le pouce, je voulais donc me faire un petit plaisir en allant au restau. Mais malheureusement, on me servit un plat fort mal cuisiné et en critiquant le service, je n’y suis pas allée avec le dos de la cuiller. Je dis finalement à Bertrand que je ne remettrai plus les pieds dans cet établissement. Je compris à cet instant que je venais de mettre les pieds dans le plat et que j’aurais dû tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. En effet, Fabi est la sœur de Bertrand. Une histoire à en perdre la tête …

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